REPORTAGE – Alors que les missiles occidentaux frappent désormais la région, les déplacés frontaliers n’ont eux toujours aucune idée de leur avenir. Face à la fatigue et au mécontentement grandissant, les autorités ont commencé à réagir.
Voilà plus de trois mois que Lioubov vit dans le brouillard, nerveusement «épuisée» par la situation qui l’afflige. Les posters qu’elle avait placardés partout dans Koursk début août, flanqués du message «Je cherche mes parents», sont rangés depuis longtemps. Mais ses parents, habitants de Soudja, elle ne les a toujours pas retrouvés. «J’ai reçu en tout six appels de gens qui pensaient les avoir vus, mais en fait non», dit-elle dans son appartement de la rue Tchekhov. Elle est entourée de ses quatre enfants, âgés de 9 mois à 7 ans, qui prennent – heureusement – toute la place dans son salon comme dans son esprit. « Mais leurs grands-parents leur manquent, les appels vidéo aussi. Ils me demandent, ‘quand est-ce qu’on va voir papy et mamie ?’ »
Lioubov Priloutskaïa a perdu tout contact avec eux dès le début de la soudaine incursion ukrainienne en territoire russe, le 6 août dernier. Soudja a été immédiatement capturée par les forces de Kiev. Les combats ont coupé…
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