ENQUÊTE – À partir de novembre, les entreprises du commerce de détail ou de la logistique font face à un pic d’activité. De quoi obliger ces employeurs à développer des stratégies pour attirer une main-d’œuvre intérimaire, pas si facile à faire venir.
«C’est notre grand chelem.» Au mois de novembre, derrière la grisaille ambiante, s’ouvre une période stratégique pour certains secteurs : le commerce de détail, la logistique, l’agroalimentaire ou encore l’hôtellerie-restauration. Des gros acteurs (Amazon, Cdiscount, La Poste…) aux plus petits (King Jouet, Cheerz…), ceux-ci doivent encaisser un pic d’activité, qui démarre au Black Friday et finit aux soldes d’hiver, en passant par le point culminant : Noël. Sauf que ce pic, qui représente jusqu’à la moitié du chiffre d’affaires pour une entreprise comme le spécialiste des albums photos Cheerz, engendre de fortes contraintes.
Première d’entre elles, le recrutement en temps restreint d’un personnel peu qualifié, recruté pour des missions courtes (trois mois au maximum), voire très courtes (une semaine seulement pour certaines entreprises). Et si les tensions de recrutement se résorbent, après des années Covid difficiles, «ceux qui vous diront qu’ils n’ont pas de difficultés ne vous disent pas forcément la vérité», glisse Marie Even, directrice générale déléguée de Cdiscount. Pour ne pas se retrouver au pied du mur, les entreprises mettent en place un dispositif bien rodé. Dès le mois de septembre, beaucoup lancent leur campagne de recrutement : 8000 postes d’intérimaires sont par exemple à pourvoir chez Amazon, 3000 personnes sont recherchées du côté de La Poste, ou encore 800 chez Cdiscount. L’anticipation reste «le nerf de la guerre», analyse Yves Arnaudo, DRH de La Poste. Sauf…
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