En Haute-Marne, fief RN, la difficile lutte des macronistes pour éviter la disparition

REPORTAGE – À Chaumont, rare ville du Grand Est dirigée par Renaissance, le camp présidentiel, en mal de militants, espère un sursaut après l’élection de Gabriel Attal à la tête du parti, prévue le 8 décembre.

Les pieds dans la neige, Christine Guillemy s’arrête devant la basilique en travaux. « C’est notre petite Notre-Dame à nous », s’amuse-t-elle. Dans les rues de sa ville de Chaumont (Haute-Marne), ce vendredi 22 novembre, Mme la maire passe en revue ce qui fait sa fierté : le donjon hérité des comtes de Champagne, le Centre national du graphisme, le commissariat qui hébergera les futurs policiers municipaux…

Mais nulle trace d’un local de son parti, Renaissance, dans cette ville de 22.000 habitants – l’une des rares dirigées par la formation présidentielle dans la région Grand Est. Introuvable, même ailleurs dans le département. « On est un peu démunis au niveau local, regrette Christine Guillemy, qui a conquis la ville en 2013 sous les couleurs du Mouvement démocrate (MoDem). Il y a de moins en moins de militants, alors qu’au Rassemblement national (RN), il y en a. D’où la nécessité de réagir. »

La septuagénaire à la mèche argentée a alerté Gabriel…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr